Un joueur par ligne, c’est ainsi que Villarreal se propose de répartir la présence nouvelle de ses italiens. L’expérimenté défenseur, Daniele Bonera, est donc rejoint par Roberto Soriano (milieu polyvalent) et Nicola Sansone (ailier d’attaque). Le seul poste qui reste à pourvoir serait donc celui de gardien… (il y a toujours Sirigu à la recherche d’un club !) Une politique nouvelle pour un club très hispanisant, qui a coutume de privilégier les joueurs de langue espagnole. La dernière fois qu’un italien à mis les pieds en pays valencien ce fut une franche réussite. Passait par Villarreal entre 2007 et 2012, Giuseppe Rossi a inscrit un total de 89 buts, offrant même la deuxième place du championnat à son club, dès sa première saison. Un succès que les espagnols espèrent reproduire, avec l’apport de ces deux recrues d’expériences, qui devraient apporter une variation au jeu de Marcelino.

Peu connu en dehors des frontières italiennes, Soriano comme Sansone ont fait leurs preuves dans des clubs de milieux de tableaux et ont déjà attiré les convoitises de grands noms de la Serie A. Par le passé, Sansone fut approché par l’Inter et Soriano à deux doigts de signer à Naples. Ces transferts non concrétisés plaident, néanmoins, pour les qualités dont, l’un comme l’autre, sont pourvus. Soriano est un milieu capable d’occuper toutes les variables du poste. Son efficacité sur les interceptions lui permet de tenir un rôle défensif, mais ses prises de balle, sa vista et sa frappe lui donne aussi la possibilité de s’exprimer plus haut (8 buts la saison passée); c’est d’ailleurs le poste qu’il occupait le plus souvent du côté de la Samp. En ce qui concerne Sansone, le profil est celui d’un Jesé du pauvre. S’il a dû gravir les échelons avant d’arriver à Villarreal, il n’en est pas moins talentueux et détenteur d’une technique plus que satisfaisante. Après avoir passé 3 ans à Parme, dont une année prêté en Serie B, il rejoint une équipe qui opère de la même courbe ascendante que lui : Sassuolo. Le surprenant promu année 2013, ne cessera de progresser, non content de se maintenir dans l’élite. Sansone est un des grands artisans de la montée en grade du club d’Emilie Romagne, qui finit, cette saison, par accrocher une place en Europa League, devant le grand Milan… Droitier habitué à jouer en faux pied, Sansone aime déborder, dribbler et repiquer sur son pied droit pour armer sa belle frappe.

C’est donc un adversaire grandi par ces joueurs de talent et d’expérience, que s’apprête à affronter Monaco. Après avoir dit au revoir à Denis Suarez, Villareal pourra compter sur Sansone pour animer le côté gauche : plus provocateur et moins central que Suarez, l’italien donnera un nouveau visage à l’attaque espagnol. Ce travail d’organisation, c’est Soriano qui en échut, dans un milieu qui gagne, par la même, en équilibre. Le sous marin jaune devrait jouir d’une meilleure solidité, avoir de nouvelles options de jeu en phases défensives, ainsi que la possibilité de se mouvoir de manière plus percutante dans les possessions offensives. Les deux produits du centre de formation du Bayern ont tout du renfort cohérent et concret, tant est qu’ils devraient peser dans la double confrontation face au monégasque. Un adversaire bien plus apprêté que ne l’était Fenerbahce.