5 Maldini

Christian Maldini est bien le fils de son père. Évoluant au poste de défenseur latéral gauche, malgré la discordance avec son pied fort, le droit, il ne pouvait reproduire avec plus de précision le modèle du père. Et ce n’est pas tout, il est également à l’aise en défense centrale, un rapprochement de plus. Pourtant, la carrière de Christian ne semble pas partie sous les mêmes auspices que celle de son père. Alors que Paolo avait était baptisé sous le maillot de l’équipe première à seulement 16 ans, Christian est contraint, à 20 ans, de s’exiler à la Reggiana, club de Lega Pro (troisième division)… le rêve rossonero devient plus compliqué. Mais rien n’est écrit d’avance et ne tient qu’à lui de tenir cette experience pour une réussite et revenir un jour, qui sait, à la maison.

4 Hagi

Ianis Hagi occupe lui aussi le poste de son ascendant : milieu offensif. Du début des années 80′ au nouveau millénaire, la Roumanie avait entre les mains le plus talentueux numéro 10 de son histoire. Gaucher trapu, on se rappellera de sa frappe implacable et de ses crochets cour, lui ayant valu le surnom équivoque de « Maradona des Carpates ». Ianis, quant à lui, est ambidextre. Plus grand et élancé que son père, il joue moins sur la percussion, que sur l’utilisation des espaces et la minutie de son touché de balle. Arrivé à la Fiorentina cet été, à 17 ans, il donne déjà les signes d’une maturité rare. Paulo Sousa l’a d’ailleurs largement utilisé lors des matches amicaux. Malgré sa jeunesse, il devrait vivre ses premières minutes en Serie A dès cette saison.

3 Simeone

Giovanni Simeone reprendra bien le flambeau de son paternel du coté de la Serie A. L’Italie, étape obligatoire pour celui qui porte un prénom transalpin et dont le père évoluait jadis à l’Inter : Simeone Jr s’est récemment engagé avec le Genoa. A l’été 2015, le joueur appartenant à l’institution, River Plate, était prêté à Banfield pour trouvé du temps de jeu. Mais le jeune attaquant n’a pas fait que trouver du temps de jeu, il en à profité pour inscrire 12 buts, un total plus qu’encourageant. A peine le temps de rentrer à River que la sélection l’appel pour les Jeux Olympique et l’Italie s’immisce dans sa progression. A 21 ans, Giovanni Simeone prend un virage décisif pour sa carrière, que sa combativité et son abnégation devrait l’aider à négocier.

2 Zidane

21 ans, c’est aussi l’âge d’Enzo Zidane, meneur de jeu en devenir… En effet, l’aîné de la fratrie occupe le même poste que son père, circonstance qui lui a, bien entendu, valu d’interminables comparaisons. Si le poste est le même, la progression l’est peut-être aussi. En effet, rappelons nous que Zidane père avait mis du temps avant de faire éclater son talent à la face du monde. Il fait le grand saut à la Juventus Turin alors qu’il a déjà 24 ans, loin des Pogba ou Coman, bien plus précoces. Enzo, quant à lui, est déjà dans un des meilleurs clubs du monde, mais il devra sans doute faire chemin contraire pour trouver du temps de jeu avant un éventuel retour. Il a néanmoins la chance d’évoluer sous les ordres de son père et d’avoir fait ses gammes dans un des meilleurs centres de formation du monde, à lui maintenant de prouver qu’il à l’étoffe d’un Zidane.

1 Thuram

Lui aussi est le successeur d’un champion du monde, mais ne suit pas exactement le même chemin que son père. Attaquant, Marcus est bien plus à l’aise devant le but que son Lilian (même si on lui a connu des moments de gloire, comme ce doublé incroyable en 98′ face à la Croatie), une qualité qui lui a permis d’intégrer l’Equipe de France U19, lors de l’Euro de juillet dernier. Parti pour être titulaire, il a subit l’éclosion de Mbappé et s’est vu relégué sur le banc; une situation qui n’enlève rien à son mérite, la carrière d’un joueur étant ponctué par la concurrence. Il faudra retenir de cet Euro que la France tient une génération pleine de talent, dont beaucoup auront une chance en professionnel dès la saison à venir. C’est le cas de Marcus Thuram, qui devrait trouvé avec Sochaux et la Ligue 2, un formidable terrain de jeu pour grandir.